FORGOT YOUR DETAILS?

Le coin des potins #1

by / mardi, 07 mars 2017 / Published in Non classé

Je reçois pas mal de commentaires sur les restaurations faites par l’Atelier.

Ces échanges de point de vue sont souvent fructueux et permettent de faire avancer certains techniques et principalement de partager.

Je vous remercie donc de vos commentaires faits par mail et je vous incite à venir plus nombreux et ainsi échanger au sein de la fonction « commentaire » de ce site.

Du coup, je profiterai de ce blog pour répondre aussi à certains points afin de partager et/ou expliquer la position de l’Atelier, le « pourquoi du comment ».

Ce sera, entre nous, le coin des potins !

Je partage aujourd’hui sur le mail envoyé par Yves et qui concerne la reconstruction des derniers Solex de type Motobécane détaillée dans la rubrique « restaurations ». Je cite donc Yves :

« belle restauration mais aurait pu etre un etat collection avec plus de soin sur les détails (pedales non estampillees motobecane, plastiques chinois…) bon travail »

Tout d’abord, je le remercie très sincèrement pour ses encouragements car Yves semble être un restaurateur rigoureux et passionné. Je le remercie également pour suivre avec précision et détail le travail effectué à l’Atelier où le maximum est fait pour « sortir » des cyclos de qualité.

Je rebondis aussi sur ses remarques justifiées sur les détails de ces restaurations tout en y apportant un bémol notamment  concernant l’utilisation de pièces refabriquées et de « plastiques chinois ».

Pour moi, l’utilisation de pièces provenant d’Asie est tout à fait possible, les « Chinois », comme les « Français » ne réalisent que ce qui est demandé dans un « cahier des charges ».

En effet, lorsque vous souhaitez produire une pièce quelconque,  il est nécessaire de fournir à l’industriel (qu’il soit breton, taïwanais ou polonais) un cahier des charges reprend toutes les caractéristiques de la pièce souhaitée. A partir de là, l’industriel calcule ses coûts de production, envisage le process de fabrication, bref… vous sort un prix de production et peut ainsi répondre à votre « devis ».

Le cahier des charges est l’élément clé de la fabrication ou, dans notre cas, de la refabrication de pièces de grande série.

Est j’en, viens donc au point qui fâche 🙂

Si le cahier des charges ne met pas en avant la qualité du produit, sa longévité, sa fiabilité etc…. et bien  le résultat sera désastreux…

Si le cahier des charges est précis sur ces points là, le résultat sera convenable.

Tout ceci pour expliquer qu’un « Vietnamien » sait aussi bien travailler qu’un ouvrier « Français »,  (à l’exception notable qu’il y a encore des usines de fabrication en Asie et qu’elles sont de plus en plus rares en Europe… mais ceci est une autre histoire, n’est ce pas ?) du moment que le cahier des charges est précis et respecté.

Dans notre « milieu » de la collection, on privilégie trop souvent des cahiers des charges peu regardant sur la longévité et  fiabilité, au profit du prix de vente et surtout de la marge possible. C’est ce qui plombe un peu le secteur des la refabrication de pièces pour véhicule anciens.

Toutefois ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain,  il existe aujourd’hui des refabrications de qualité et c’est aussi grâce à elles que nos cyclos roulent encore aujourd’hui.

Concernant, le cahier des charges de l’Atelier, un petit « rappel » semble aussi nécessaire.

Notre but est de restaurer et dans la plupart des cas, de reconstruire des cyclos avec le plus possible d’éléments d’origine (au minimum 80%) afin de les rendre fiables et roulants.

Donc, nous ne nous interdisons donc pas d’utiliser des refabrications modernes mais dont nous avons éprouvé la qualité depuis pas mal d’années maintenant.

Cela est la base de l’Atelier.

Si par contre, une personne souhaite un cyclo dans son « intégralité collection », nous proposons une restauration totale sur un cahier des charges négocié avec le demandeur.

Je parle bien de négociation car il serait imprudent de laisser partir un cyclo sur nos routes sans des pneus neufs (estampillés Hutchinson mais malheureusement Thailandais), des gaines et câbles neufs (estampillés Europe mais malheureusement Malaysien) ou d’autre élements de sécurité comme des freins neufs (estampillés « France » mais fabriqués très loin à l’Est). C’est là où partage et dialogue font la différence pour que chacun comprenne bien ce que nous proposons.

S’il s’agit de restauration statique exposée dans un musée ou son salon, c’est tout autre chose et on peut atteindre, avec patience et une grande volonté, des restaurations 100% origine. C’est d’ailleurs le rôle pédagogique que l’on demande aux Musées.

 

N’hésitez pas à réagir, le coin des potins est là pour cela 🙂

A bientôt pour un nouvel article…. les cadres des nouveaux Solex sont bientôt terminés !

 

 

 

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